
Il est vrai que la base du jeu est austère. Ce sont des tuiles quartier qu’on assemble pour créer notre ville, des grilles devrait-on dire, qui nous plongent dans l’ abstrait qu’est Bella Vista. Un peu de couleur via quelques parcs verdoyants et une rivière donnent un semblant de vie au décor. Ensuite, il y a les bâtiments. Aaaahhh voilà la peur qui s’installe ! Chaque joueur part avec 8 bâtiments, 8 x 4 joueurs, cela signifie qu’il va falloir en monter 32 !!! Avec le carton qui coince, s’écorne, se déchire… On a déjà vécu cela. Hallelujah, il n’y a rien à faire, tout est prêt à l’emploi ! C’est idiot, mais c’est une bonne nouvelle. On compatit aux petites mains qui se sont tapées le boulot, mais youpi ! Il suffit de tirer le tiroir de la boîte pour avoir accès au matériel. Encore mieux, le plan de rangement est imprimé au fond de chaque casier. Les immeubles sont bien décorés, de fenêtres, de graffs… Oeuvre de Weirdloop (une IA on suppose) et de Cyrille Bertin. Jetez un œil aux détails, le coiffeur se nomme ‘Ryan Hair ». Ajoutons une règle très claire. Bella Vista part sur de bonnes fondations.
Pour plus de rejouabilité, chaque partie se voit attribuée au hasard un objectif de Hauteur (gagner autant de pièces que la valeur des bâtiments adjacents à la rivière, en bordure de ville…) et un objectif d’Ensemble (10 pièces pour chaque groupe de bâtiments, -5 pièces par construction isolée…). Quatre contrats sont révélés en début de partie et se renouvellent à chaque validation (2 bâtiments sur 2 quartiers précis, adjacents à la rivière…). Premier arrivé, premier servi pour cette dernière opération.
Puisqu’il faut bien un terrain où s’affronter, sorte de salle où les discussions vont bon train, ce sera le plateau d’Offre. C’est ici, en payant le coût progressif, que les architectes vont déterminer l’ordre de priorité et d’accès au chantier : combien êtes-vous prêt à dépenser pour être placé en premier ? C’est l’ordre du tour : payer pour choisir sa place dans la hiérarchie de la construction, puis construire.
Concrètement, le jeu se déroule en 3 phases. Le premier joueur (le dernier du tour précédent, petit clin d’œil à Kingdomino du même auteur) choisit sa place et le prix qu’il veut mettre (attention, les pièces sont aussi les points de victoire en fin de partie). Il veut jouer en premier, cela coûte 6 pièces. Il peut aussi décider d’économiser et être dernier. Il sera premier au prochain tour, comme expliqué, mais cela va-t-il lui servir ? Pas forcément en début de partie, plus vers la fin. Chacun ayant payé son dû, à nous le ciment et les briques. Quand on place un bâtiment, on gagne des pièces selon qu’il est isolé ou plus haut que d’autres éléments adjacents. On regarde également si on valide un contrat. Un bâtiment ne peut pas chevaucher deux types de terrain. Enfin si, mais… Il doit respecter la contrainte en cours, sinon il part en bordure et ne gagne rien, et surtout, il ne peut valider aucun contrat. On peut être un peu plus méchant (règle non officielle) en considérant cette construction comme une ruine qui n’a aucun effet mais prend de la place.Autres actualités :








