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Encore disponible en late pledge, le jeu Floe de l’éditeur Pika Games est issu d’une campagne participative. Il proposait d’ailleurs sur leur stand le jeu A Wild Venture qui est en train d’arriver chez les backers (ou qui ne devrait plus tarder). En France, c’est Lucky Duck Games qui s’occupe de la traduction, et ça arrivera début 2026.
Floe est un jeu un peu bac à sable qui vous permet d’incarner un héros et son familier. À votre tour, vous pouvez librement choisir d’interagir avec le village, de voyager pour découvrir de nouvelles terres, pour récupérer des ressources ou pour aller affronter des créatures. Floe se démarque par une esthétique très léchée et mignonne qui attire directement l’œil. Nous n’avons pu que découvrir le jeu durant un temps limité et avec une explication façon tutoriel assez frustrante. Il est donc assez dur de se faire un vrai avis. Cependant, le peu dont on a profité nous a laissé un souvenir assez agréable.
Le matériel est plus que qualitatif, les mécanismes sans être originaux offrent une bonne diversité. L’interaction semble assez indirecte et restreinte à certaines zones ce qui est dommage. Contrairement à ce que le jeu peut laisser penser de par la profusion de cartes, token et figurines, les actions sont assez fluides et s’enchaînent plutôt bien. On est proche d’un jeu initié dans sa complexité. À voir ce qu’il va rester de la version retail niveau matériel et niveau prix.
Ce petit jeu mélangeant un système de majorité, de sélection de cartes, mais aussi de déplacement est assez malin. Vous allez essayer d’éviter les autres (au risque qu’ils vous grappillent quelques points) tout en cherchant les meilleurs chemins de navigation pour récupérer le plus de poissons de chaque couleur. Mais il ne faut pas oublier d’aller les vendre avant la fin du jeu sous peine de ne pas participer aux majorités et points finaux.
Une bonne découverte même si encore un peu perfectible dans certains aspects.
Dans le style, c’est une très belle réussite. C’est simple, fourbe, fluide, rapide et tendu. Le jeu dispose de quelques variantes, mais même sans ça le plaisir est immédiat. Et en plus pour un prix modique. Un jeu d’ambiance qui galope et qui peut toucher toutes les générations. Plus vous serez nombreux, plus le plaisir sera là. On a beaucoup aimé.
Rocket punch est un jeu de plis ayant pour thème des entraînements de combat de robots. Les cartes ont deux valeurs différentes suivant comment vous les tenez. À chaque pli, la plus forte carte l’emporte ainsi la ceinture de couleur associée, le dernier reçoit le pion premier joueur et l’avant dernier reçoit un « gear » qui permet de modifier en plus ou moins la valeur d’une carte. À chaque fin de manche, les joueurs gagnent un point par ceinture qu’ils possèdent (il y en a quatre de quatre couleurs différentes). Le jeu est intéressant mais dans la multitude de jeux de plis existants, il n’offre pas le petit truc en plus qui donne envie d’y revenir.
Toujours chez Japon Brand, dans Fairy Perfume, un peu à la manière d’un Charlatan de Belcastel, vous allez devoir récupérer des gemmes depuis une bouteille en plastique pour réaliser des actions et recevoir des ressources. Mais attention, si vous en prenez trop vous allez « exploser » et prendre des pierres noires qui vont non seulement remplir votre fiole de choses inutiles mais en plus vous apporteront des malus en fin de partie.
Avec vos actions, vous pourrez récupérer d’autres gemmes, épurer votre fiole, gagner des capacités permanentes en augmentant votre capacité de stockage. Fairy Perfume est un jeu malin, rapide, qui dispose d’un matériel très joli. Les règles sont simples, l’interaction peut être directe ou non suivant les capacités choisies. Un jeu qui ne se prend pas la tête et qui offre un plaisir immédiat.
Le graphisme du jeu, mélangeant horreur et kawaï comme seuls les japonais savent le faire, nous a bien intrigué. Un jeu de cartes ayant pour thème le carnaval chez les Yokais. Rien que ça. Le principe est simple : à votre tour, vous allez ajouter une carte à votre défilé disposé devant vous. Une fois la carte posée, vous allez appliquer son pouvoir. Dès que vous possédez quatre couleurs différentes dans votre ligne, vous devez récupérer un général qui possède un pouvoir plus important mais aussi qui permettra de protéger vos cartes.
Petit jeu de cartes original pour les amateurs de take that. Le but est d’avoir le plus de cartes dans sa parade. C’est malin mais pas sûr que la rejouabilité soit bien au rendez-vous. Les graphismes du jeu par contre sont très attrayants.
J’ai été très surpris d’apprendre que celui-ci était déjà en vente en France depuis un moment, pourtant Atom en parlait dans ce Just Played. Issu d’un Ulule, Tales of Kunugi est un jeu qui attire en premier lieu par son esthétique et son matériel unique. En effet, un énorme arbre en bois trône au beau milieu de la table. En tant que Kodama, vous devrez coopérerez pour remplir au mieux les objectifs de tous les joueurs autour de la table. Mais attention, seul l’objectif public est visible, le reste est caché. Vous devrez faire en sorte de faire comprendre aux autres ce que vous souhaitez.
Mais de quoi parle-t-on ? Il s’agira tout simplement de prendre son temps, de s’appliquer pour faire pousser au mieux cet arbre magique en y ajoutant des branches, des feuilles, des nids, des décorations. La patience et l’adresse seront en effet des vertus qu’il faudra posséder pour rendre la noblesse à notre arbre Kunugi. Le jeu édité par Méïzou, est un jeu d’adresse diablement efficace.
Dans la gamme du très célèbre Nekojima, Tales of Kunugi tire son épingle du jeu. Pour les amateurs du genre, il offrira un plaisir ludique familial de haute volée offrant challenge et harmonie. Même si la prise en main est rapide, la difficulté et la thématique à la limite du contemplatif pourra en dérouter plus d’un. Une très belle surprise.
Le jeu est proche de sa finalisation. Ils étaient d’ailleurs intéressés de retours pour l’améliorer. Sur le papier le jeu est vraiment pas mal, le principe de mélanger rapidité et challenge commun en pose de cartes est intéressant, mais il y a encore quelques lourdeurs et zone de flou. Le timer était très bien fait (et pouvait être vendu à part).
Mais le chemin est court et la place est limitée. Heureusement, pour vous aider vous pourrez compter sur le dragon Tourbillon. Celui-ci est représenté par une sorte de pendule et à la fin de chaque déplacement vous pourrez tenter de renverser un kobolt en l’expédiant hors du chemin (retour à la case départ s’il tombe). C’est simple, rapide, old school dans les illustrations, comme bon nombre de jeux chez Zoch Verlag, mais bien amusant. Et je dois l’avouer… c’est pas si simple surtout quand tu as deux mains gauches.
Le jeu offre un gameplay simple couplé à une mécanique intéressante. Par contre, autant vous dire que deviner au son la hauteur de la tour en plein Essen… bon courage ! À réessayer dans un endroit plus calme mais ça reste une bonne expérience ludique.
Petit passage chez Iello pour la découverte de Plan de secours en présence de l’auteur himself. C’est un petit jeu d’ambiance très malin. Lors du premier tour, cela semble assez simple. Le feu s’est déclaré dans l’immeuble et il faut sortir. À l’aide de cartes que nous allons superposer, nous allons essayer de prolonger le chemin vers la sortie. Dès qu’un joueur pense que le groupe va droit dans le mur il peut s’arrêter. Les autres peuvent alors continuer ou non. Une fois que tous les joueurs se sont arrêtés, on vérifie. Déjà, rien que ça, ça peut déclencher de bons sourires.
Histoire de corser un peu plus la chose, pour les autres manches, on va rajouter des cartes événements dont il va falloir prendre compte pour l’observation. Le jeu va devenir de plus en plus tordu pour notre plus grand plaisir. Une petite boîte, un condensé de rire immédiat. Une très bonne pioche que ce Plan de Secours.
À recommander sans hésiter.
Plan de secours est déjà sorti en France.
On doit lancer des sortes de frisbee pour se rapprocher le plus possible de cibles numérotées pour gagner les points indiqués. Si un joueur vous touche ou vous recouvre vous pourrez perdre des points. Un jeu d’extérieur simple et permettant de changer du Mölkky.
En boutique en France.
Le duo Maxime Rambourg et Théo Rivière fait mouche dans ce petit jeu familial chez Blue Orange. Reprenant intelligemment la tour à cube qu’on retrouve dans The Loop, les joueurs doivent ici satisfaire le plus de créations culinaires proposées par des cuisiniers en faisant coïncider les bons cubes au bon endroit. Mais attention, le Cakozaurus rôde et n’hésite pas à s’empiffrer chaque fois qu’il arrive sur un lieu avec des aliments. Gare d’ailleurs aux cubes rouges, l’épice ne fait que le pousser à rejouer.
Le but est donc de bien sélectionner le nombre de cubes à rajouter à chaque tour pour remplir le plus d’objectifs tout en évitant l’overdose pour le monstre. Car s’il mange trop et qu’il n’arrive plus à garder son équilibre, c’est la fin de partie pour tous. Sans être un indispensable, ce jeu coopératif familial est très malin dans son fonctionnement. Un savant mélange entre prise de risque, chance et planification. On a bien rigolé surtout devant notre capacité à nourrir efficacement le petit monstre vert tout mignon… quoi c’était pas ça le but ?
En boutique en France.
Loin d’être juste un skin avec de nouveaux monstres, les nouveaux pouvoirs et surtout la prise de contrôle du jet de dés de l’adversaire avec les pions mindbug changent complètement la façon de réfléchir à comment jouer. Sans compter la durée de partie qui peut s’en trouver raccourcie. Malgré un a priori, ils ont finalement trouvé la bonne façon de renouveler le jeu de base sans pour autant le rendre lourd. Pas indispensable mais pas non plus dispensable.
Que serait un Essen sans un Knizia ? On ne compte plus les sorties annuelles (remake ou nouveautés) du docteur. Cosmolancer vous met dans la peau d’un journaliste spatial. Vous avez pour but de prendre les plus beaux clichés. Pour cela, vous allez poser à votre tour soit une tuile (positive ou négative) soit un appareil photo (avec des multiplicateurs plus ou moins importants) sur le plateau.
La manche s’arrête quand le plateau est plein. On compte les points par ligne et colonne où vous avez un appareil à votre couleur présent.
On est clairement dans une variante galactique d’un de ses fameux jeux : Kingdom. Par rapport à Kingdom, on ajoute un peu de hasard dans la pioche de tuiles à rajouter sur le plateau. Cela permet aussi un peu plus de surprise.Le matériel est agréable, le système de jeu est simple et un peu fourbe. Sans être son meilleur jeu, Cosmolancer n’est pas pour autant dénué d’intérêt. Il manque pourtant le petit goût de reviens-y.
En boutique en France.
Une petite pause et on se retrouve pour la suite des retours de jeux dans la partie 2.
En attendant, je vous propose une petite balade en photos.
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